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Un collectif de design sur le Bowery célèbre l’artisanat né à des milliers de kilomètres


L’établissement de ces relations créatives est devenu beaucoup plus facile lorsque, en 2016, le studio de Caunes a rejoint le collectif Par Excellence du tapissier Charles Jouffre, dont le nouveau modèle teste la théorie selon laquelle les affaires des artisans vont mieux ensemble. Après avoir fondé Jouffre USA en 2001, Jouffre est devenu un consultant industriel de fait. «Je suis régulièrement tombé sur des entreprises françaises au savoir-faire exceptionnel sur nos chantiers en Europe, qui rêvaient de venir elles-mêmes tenter leur chance aux États-Unis, et me demandaient comment faire», dit-il. Après avoir été posé des dizaines de fois la même question, Jouffre a formé en 2016 Par Excellence avec Declercq Passementiers et Lison de Caunes à bord. «Je voulais partager mes expériences avec les autres», explique Jérôme Declercq, un dirigeant de sixième génération chez le fabricant de coupe, de pompon et de tissu. «Ce n’est plus le moment de l’individualité. Être à New York avec d’autres m’a donné beaucoup d’énergie et de confiance en l’avenir. « 

Ozone, la société française de conception d’éclairage, membre de Par Excellence, crée ses luminaires dans un atelier du Marais.

François Doury

D’autres furent bientôt séduits par la vision de Jouffre. Depuis son lancement, Par Excellence a ajouté plus d’ateliers français à sa liste: le peintre décorateur Atelier de Ricou, le tisseur de tapis et moquettes Manufacture de Tapis de Bourgogne, le fabricant de quincaillerie électrique Meljac, le studio d’éclairage Ozone et le restaurateur d’arts décoratifs les Ateliers Saint-Jacques.

Declercq Passementiers tisse à la main des guimpes, des tresses et des franges de lingots pour ses garnitures et ses pompons.

Christian Larit

Pour de nombreux membres du collectif, Par Excellence répond à un besoin que les marques n’auraient pas été en mesure de satisfaire seules. De Caunes avait besoin d’un endroit dans la ville pour présenter des échantillons et organiser des réunions avec des clients – Peter Marino, Ernest de la Torre et Frank de Biasi parmi eux. Les cofondateurs d’Ozone, une entreprise de 20 ans, bénéficient de l’expertise et des conseils des marques patrimoniales du partenariat. «Cela a été très fructueux», déclare Etienne Gounot, cofondateur d’Ozone, des filières ressources. «Nous pensons qu’être dans le même bateau est beaucoup plus fort que [going it] seul dans la grande et intense ville de New York. Ces facteurs associatifs ont également contribué à propulser l’activité des Ateliers Saint-Jacques. «Avoir notre nom à côté de celui de Charles Jouffre ou de Lison de Caunes nous a donné une autre dimension à New York», déclare Pierre-Yves Guenec, métallier et forgeron à l’atelier. «Nous avons commencé à exister dans un lieu où nous travaillions depuis 30 ans tout en restant anonymes.»

Ensuite, il y a les bénéfices récoltés par tous: «Partager un showroom, des expériences, des adresses et des clients avec des personnes qui ont le même objectif et partagent la même vision du art de vivre est très riche et agréable », déclare de Caunes. Malgré les spécialités différentes de ses membres, la mission de préservation de l’art français est intersectorielle.« Nous, ouvriers, sommes un maillon d’une chaîne précieuse, et nous voulons que la prochaine génération être capables de s’accomplir à travers le métier comme nous l’avons fait, et comme de nombreuses générations l’ont fait avant nous », déclare Guenec.« Dans ce monde, plus que jamais, la préservation de l’artisanat et la transmission de la technique doivent être au cœur de notre mission », fait écho Declerqc.

Manufacture de Tapis de Bourgogne artisan travaillant sur un tapis Pucci.

Depuis que de Caunes a rejoint le collectif, la visibilité supplémentaire qu’elle a reçue a conduit à de nombreuses commandes, dont une de l’architecte De la Torre pour une série de panneaux muraux en marqueterie de paille conçus pour impressionner les entrées privées d’un immeuble résidentiel de Gramercy Park. Sa prospérité l’a également amenée à gagner plus de mains. De Caunes a agrandi son atelier à un effectif actuel de 10 personnes, dont sa fille Pauline et sa sœur Marie. «Je ne suis plus seul!» elle se réjouit.

Ni dans l’atelier, ni dans la salle d’exposition.



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